Les démarches de prévention

  1. Lancement : Constituer un Comité de pilotage paritaire. Sensibiliser / former  les acteurs sur la qualité de vie au travail et les risques psychosociaux pour constituer un socle commun. Organisation de l'information du personnel
  2. Dépistage : Recueillir les données, les indicateurs de SQVT et de RPS
  3. Diagnostic approfondi : Identifier les facteurs de SQVT et de RPS (consultant externe pour sa neutralité)
  4. Les outils principaux : questionnaires - entretiens - observations de situations caractéristiques 
  5. Plan d’action : Définition, partage des résultats du diagnostic et validation par la Direction ; Organisation de l’information au personnel
  6. Mise en oeuvre (solutions): Mise en place de groupes de travail paritaire et suivi par le Comité de pilotage. 
  7. Suivi, veille et évaluation : tableau de bord

Trois niveaux de prévention des RPS

La prévention organisationnelle ou primaire

Eviter l’apparition des troubles à la source en agissant sur l’environnement ou l’organisation du travail prenant en compte tous les facteurs de risques. La prévention des risques psychosociaux au travail est réalisée par le biais de l’évaluation des indicateurs collectés à cet effet.
Les indicateurs retenus varient selon chaque entreprise en fonction de sa taille et activité. Les indicateurs sont soit indiqués dans le bilan social, le rapport annuel du médecin de travail, les dossiers médicaux, les documents du CHSCT, soit évalués par le biais des tableaux de bord internes développés à priori pour veiller à la santé au travail.

Les indicateurs liés au fonctionnement de l’entreprise :

  • Au temps de travail (absentéisme, durée de travail annuel)
  • Aux mouvements du personnel (turn-over, solde départ/embauche par an, analyse des raisons de départs)
  • A l’activité de l’entreprise
  • Aux relations sociales (participation aux élections, contenu/nombre des réunions ordinaires et extraordinaires, nombre d’accords signés, IRP rôle important)
  • A la formation (moyen favorable à la prévention) et rémunération (dépendance du rendement individuel, collectif qui met de la pression sur l’individu)
  • A l’organisation du travail (situations de travail pénibles, pauses prévues, tâches entrecoupées)

Les indicateurs au niveau de la santé et sécurité :

  • Aux accidents de travail (cause, gravité)
  • Aux maladies professionnelles (de nature musculosqueletique, maladies professionnelles reconnues en Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP))
  • Aux suicides, harcèlements avérés, violences physiques ou verbales commis par des internes (effectif) et externes (client, usager)
  • Aux stress (physique, émotionnel, comportementaux)
  • Aux pathologiques déclarées au médecin de travail, diagnostiquées par un médecin généraliste, faisant l’objet d’un suivi thérapeutique
  • A l’activité du service de santé au travail (passage à l’infirmière, demande visites spontanées)

Prévention individuelle-organisationnelle ou secondaire                               

Définit le rapport de l’Agence européenne pour la Sante Sécurité au Travail, il porte sur l’interface entre l’individu et l’organisation. Il s’agit d’adapter le salarié à son travail (alors que la prévention organisationnelle fait le contraire) afin d’éviter l’apparition de troubles psychosociaux ou le développement de facteurs les favorisant.

Les actions menées s’attachent par exemple à améliorer les relations interpersonnelles, la communication et les relations de travail, partant du constat que l’isolement, les mauvaises relations entre collègues, l’incertitude face à l’avenir ou encore le manque de soutien dans le travail sont des facteurs de RPS.

Ainsi, beaucoup d’entreprises ont mis en place des “cercles de santé” (ou “Heath circles”), qui réunissent les travailleurs afin d’analyser le milieu de travail et définir des mesures de prévention.

Prévention individuelle ou tertiaire

Cette approche intervient alors que le problème s’est manifesté et que l’on veut limiter son développement et ses conséquences sur la santé. Cette approche n’est pas recommandée de manière isolée, car elle ne cherche pas à empêcher l’apparition des RPS mais seulement à les soigner et peut-être « guérir » les troubles qui en résultent. Cependant, associée à une démarche globale de prévention, elle est indispensable. Elle permet en effet d’éliminer ou de réduire le risque subsistant.

La prévention par les pouvoirs publics

Les acteurs : 

De nombreuses entreprises sont déjà mobilisées sur la prévention par le biais de l’obligation faite d’élaborer et de mettre à jour un «document unique d’évaluation des risques professionnels» le DUERP, un dialogue social qui suppose un système d’informations performant pour permettre le repérage d’indicateurs.

La DIRECCTE Ile-de-France a publié un guide d'évaluation des RPS qui reprend la démarche de l’INRS.

Guides et outils pratiques de prévention

Démarche de prévention des risques psychosociaux proposée par l’ANACT

Dossier de 18 fiches pratiques

Outils d'évaluation des risques professionnels réalisés par le réseau Prévention et l'INRS (2013)

Questions réponses sur le document unique. ED 887, (INRS) (2004)

Réalisation & référencement Simplébo

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